{"database": "judic", "table": "decisions", "rows": [["bge_100 IA 106", "bge", "CH", null, "100 IA 106", null, "1974-05-22", null, "fr", null, null, "Regeste\n Art. 55 SVG 1. Diese Bestimmung l\u00e4sst dem kantonalen Gesetzgeber hinsichtlich der Feststellung der Angetrunkenheit lediglich die Befugnis, die zur Anordnung der erforderlichen Massnahmen zust\u00e4ndigen Organe zu bezeichnen. Da sich das kantonale Gesetz nur soweit rechtfertigt, als es die Durchsetzung des Bundesrechts gew\u00e4hrleisten will, darf es diese nicht erschweren oder gar vereiteln (Erw. 2a und b). 2. Es ist weder willk\u00fcrlich noch verletzt es den Anspruch auf rechtliches Geh\u00f6r, dass ein Kanton die zust\u00e4ndigen Beh\u00f6rden dazu erm\u00e4chtigt, nachts die Anordnung zur Feststellung der Angetrunkenheit telephonisch zu treffen (Erw. 2b und 3).", "<br/>\nRegeste\n<br/>Art. 55 SVG 1. Diese Bestimmung l\u00e4sst dem kantonalen Gesetzgeber hinsichtlich der Feststellung der Angetrunkenheit lediglich die Befugnis, die zur Anordnung der erforderlichen Massnahmen zust\u00e4ndigen Organe zu bezeichnen. Da sich das kantonale Gesetz nur soweit rechtfertigt, als es die Durchsetzung des Bundesrechts gew\u00e4hrleisten will, darf es diese nicht erschweren oder gar vereiteln (Erw. 2a und b). 2. Es ist weder willk\u00fcrlich noch verletzt es den Anspruch auf rechtliches Geh\u00f6r, dass ein Kanton die zust\u00e4ndigen Beh\u00f6rden dazu erm\u00e4chtigt, nachts die Anordnung zur Feststellung der Angetrunkenheit telephonisch zu treffen (Erw. 2b und 3).", "<br/>\nRegeste\n<br/>Art. 55 LCR 1. Cette disposition ne laisse au l\u00e9gislateur cantonal, en mati\u00e8re de constatation de l'\u00e9bri\u00e9t\u00e9, que le sotn de d\u00e9signer les organes comp\u00e9tents pour ordonner les mesures n\u00e9cessaires. La loi cantonale ne se justifiant que dans la mesure o\u00f9 elle tend \u00e0 assurer l'ex\u00e9cution du droit f\u00e9d\u00e9ral, elle ne saurait la rendre plus difficile ou la paralyser (consid. 2a et b). 2. Il n'est ni arbitraire, ni contraire au droit d'\u00eatre entendu, qu'un canton autorise les autorit\u00e9s comp\u00e9tentes \u00e0 donner de nuit par t\u00e9l\u00e9phone l'ordre de proc\u00e9der \u00e0 la constatation de l'\u00e9bri\u00e9t\u00e9 (consid. 2b et 3).", "<br/>\nRegesto\n<br/>Art. 55 LCStr. 1. Tale disposizione lascia, in materia di accertamento dell'ebriet\u00e0, al legislatore cantonale solamente il potere di determinare gli organi competenti per ordinare le misure necessarie. Poich\u00e8 la legge cantonale si giustifica soltanto in quanto tenda a garantire l'esecuzione del diritto federale, essa non pu\u00f2 rendere quest'ultima pi\u00f9 difficile o addirittura paralizzarla (consid. 2a e b). 2. Non \u00e8 arbitrario n\u00e8 contrario al diritto di essere sentito che un cantone autorizzi gli organi competenti a impartire nottetempo per telefono l'ordine di procedere all'accertamento dell'ebriet\u00e0 (consid. 2b e 3).", "Urteilskopf\n100 Ia 106\n17. Arr\u00eat du 22 mai 1974 dans la cause B\u00e9trix contre Cour de cassation p\u00e9nale du canton de Neuch\u00e2tel.\nRegeste\nArt. 55 SVG\n1. Diese Bestimmung l\u00e4sst dem kantonalen Gesetzgeber hinsichtlich der Feststellung der Angetrunkenheit lediglich die Befugnis, die zur Anordnung der erforderlichen Massnahmen zust\u00e4ndigen Organe zu bezeichnen. Da sich das kantonale Gesetz nur soweit rechtfertigt, als es die Durchsetzung des Bundesrechts gew\u00e4hrleisten will, darf es diese nicht erschweren oder gar vereiteln (Erw. 2a und b).\n2. Es ist weder willk\u00fcrlich noch verletzt es den Anspruch auf rechtliches Geh\u00f6r, dass ein Kanton die zust\u00e4ndigen Beh\u00f6rden dazu erm\u00e4chtigt, nachts die Anordnung zur Feststellung der Angetrunkenheit telephonisch zu treffen (Erw. 2b und 3).\nSachverhalt\nab Seite 106\nBGE 100 Ia 106 S. 106\nA.-\nJean-Fran\u00e7ois B\u00e9trix a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 par la police locale de La Chaux-de-Fonds, le 18 octobre 1973, entre 3 et 4 h du matin, parce que son comportement au volant de sa voiture donnait \u00e0 penser qu'il \u00e9tait pris de boisson. Conduit au poste de police, il a refus\u00e9 de se pr\u00eater tant au test de l'haleine qu'\u00e0 une prise de sang. A la demande que la police lui avait pr\u00e9sent\u00e9e\nBGE 100 Ia 106 S. 107\npar t\u00e9l\u00e9phone, le Juge d'instruction a ordonn\u00e9, par t\u00e9l\u00e9phone \u00e9galement, qu'il soit proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 ces examens. B\u00e9trix a derechef refus\u00e9 de s'y soumettre.\nB.-\nA la suite de ces faits, B\u00e9trix a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 le 9 janvier 1974 par le Tribunal de police du district de La Chaux-de-Fonds \u00e0 600 fr. d'amende pour refus d'une prise de sang (art. 91 al. 3 LCR).\nLe pourvoi interjet\u00e9 par le condamn\u00e9 contre ce jugement a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9 le 13 mars 1974 par la Cour de cassation p\u00e9nale du canton de Neuch\u00e2tel.\nC.-\nContre cet arr\u00eats, B\u00e9trix forme un recours de droit public; il se plaint de l'atteinte port\u00e9e \u00e0 sa libert\u00e9 personnelle et de la violation de son droit d'\u00eatre entendu.\nLa Cour de cassation p\u00e9nale et le Minist\u00e8re public du canton de Neuch\u00e2tel proposent le rejet du recours.\nErw\u00e4gungen\nConsid\u00e9rant en droit:\n1.\na) Le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral est tenu d'appliquer les lois vot\u00e9es par l'Assembl\u00e9e f\u00e9d\u00e9rale et les arr\u00eat\u00e9s de cette Assembl\u00e9e qui ont une port\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale (art. 113 al. 3 Cst.). C'est dire que le recourant ne saurait attaquer par la voie du recours de droit public la constitutionnalit\u00e9 de tout ou partie de la LCR et notamment celle de ses art. 55 et 91 (cf. RO 92 I 431).\nb) Il en va de m\u00eame dans la mesure o\u00f9 le recourant conteste - m\u00eame au point de vue constitutionnel - l'application des dispositions pr\u00e9cit\u00e9es dans le cas concret. En effet, un tel grief pourrait \u00eatre soulev\u00e9 par le moyen du pourvoi en nullit\u00e9 (arr\u00eat Bienz destin\u00e9 \u00e0 la publication, Cour de cassation, 19 avril 1974); il ne saurait donc fonder un recours de droit public (art. 84 al. 2 OJ).\nc) Un recours de droit public serait toutefois admissible si les droits constitutionnels du recourant avaient \u00e9t\u00e9 viol\u00e9s par une application correcte en soi de la loi, mais vici\u00e9e en ceci qu'elle reposerait sur un \u00e9tat de fait \u00e9tabli arbitrairement, par exemple \u00e0 la suite d'une administration arbitraire ou insoutenable des preuves. Le recourant ne soutient toutefois pas que tel ait \u00e9t\u00e9 le cas.\n2.\nLe recourant est par ailleurs recevable \u00e0 se plaindre de ce que le droit cantonal a \u00e9t\u00e9 arbitrairement appliqu\u00e9 et m\u00eame \u00e0 soutenir que a l\u00e9gislation cantonale elle-m\u00eame est incompatible avec la libert\u00e9 personnelle.\nBGE 100 Ia 106 S. 108\na) La LCR ne laisse, en mati\u00e8re de constatation de l'\u00e9bri\u00e9t\u00e9, qu'une faible latitude au l\u00e9gislateur cantonal. Tout au plus lui assigne-t-elle, \u00e0 l'art. 55 al. 2, le soin de d\u00e9signer les organes comp\u00e9tents pour ordonner les mesures n\u00e9cessaires. C'est ce que le l\u00e9gislateur neuch\u00e2telois a fait, dans le cadre de la loi cantonale d'introduction des prescriptions f\u00e9d\u00e9rales sur la circulation routi\u00e8re du 1er octobre 1968, en disposant \u00e0 l'art. 4 de celle-ci que les mesures n\u00e9cessaires \u00e0 la constatation de l'\u00e9bri\u00e9t\u00e9 doivent \u00eatre ordonn\u00e9es par le Minist\u00e8re public, les juges d'instruction, les pr\u00e9sidents de tribunaux de district et le Pr\u00e9fet des Montagnes. Il n'est pas contest\u00e9, \u00e0 juste titre, que cette r\u00e9glementation soit conforme au principe de la libert\u00e9 personnelle et \u00e0 la constitution.\nb) Le recourant s'en prend bien plut\u00f4t \u00e0 l'habitude que les autorit\u00e9s neuch\u00e2teloises pr\u00e9cit\u00e9es ont prise de donner par t\u00e9l\u00e9phone, la nuit surtout, l'ordre de proc\u00e9der \u00e0 la constatation de l'\u00e9bri\u00e9t\u00e9.\nNi le droit f\u00e9d\u00e9ral (y compris les prescriptions \u00e9dict\u00e9es par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral), ni le droit cantonal ne contiennent \u00e0 cet \u00e9gard de dispositions expresses. On peut donc se demander s'il n'y a pas l\u00e0 une lacune. De toute mani\u00e8re, la loi d'introduction cantonale ne se justifie que dans la mesure o\u00f9 elle tend \u00e0 assurer l'ex\u00e9cution du droit f\u00e9d\u00e9ral; elle ne saurait en aucune mani\u00e8re la rendre plus difficile ou la paralyser. Tel serait le cas si la proc\u00e9dure de constatation de l'\u00e9bri\u00e9t\u00e9 \u00e9tait assortie de conditions telles que, de nuit, elle ne soit ordonn\u00e9e qu'\u00e0 titre exceptionnel, ou pas du tout. Il n'est donc pas raisonnable d'interpr\u00e9ter l'art. 4 de la loi neuch\u00e2teloise du 1er octobre 1968 en ce sens que les magistrats comp\u00e9tents doivent se rendre en personne \u00e0 toute heure du jour ou de la nuit dans les postes de police, pour y ordonner les mesures appropri\u00e9es. Il a du reste \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 (RO 91 I 31) qu'il n'\u00e9tait pas arbitraire qu'un canton autorise la police judiciaire \u00e0 ordonner, sans que le juge lui ait d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 ses pouvoirs, \u00e0 un conducteur suspect d'\u00e9bri\u00e9t\u00e9 de se soumettre \u00e0 une prise de sang. C'est dire que la pratique neuch\u00e2teloise, qui offre plus de garanties au justiciable, n'est pas contraire \u00e0 la constitution f\u00e9d\u00e9rale.\n3.\nLe recourant se plaint enfin de la violation du droit d'\u00eatre entendu, en ce sens que la proc\u00e9dure de constatation de l'\u00e9bri\u00e9t\u00e9 a \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9e sans qu'il ait \u00e9t\u00e9 vu, voire entendu au t\u00e9l\u00e9phone, par le Juge d'instruction. Il a toutefois eu loisir de\nBGE 100 Ia 106 S. 109\ns'expliquer devant les fonctionnaires de police sur la foi desquels le magistrat a rendu son ordonnance. Cela suffit. En effet, l'art. 55 LCR pr\u00e9voit l'administration provisionnelle de preuves \u00e0 futur et non une mesure d\u00e9finitive qui serait de nature \u00e0 causer un pr\u00e9judice durable et illicite \u00e0 l'int\u00e9ress\u00e9. Il serait vid\u00e9 de toute substance si la proc\u00e9dure pr\u00e9vue par les cantons \u00e9tait si lente qu'elle laisse aux automobilistes suspects d'\u00e9bri\u00e9t\u00e9 le temps de se d\u00e9griser. Il ne viendrait pas \u00e0 l'id\u00e9e de contester la constitutionnalit\u00e9 des r\u00e8gles de proc\u00e9dure cantonale autorisant l'arrestation sans mandat, en cas de flagrant d\u00e9lit (cf. art. 118 PPN). Or l'arrestation constitue une atteinte extr\u00eamement grave \u00e0 la libert\u00e9 personnelle. De m\u00eame, la proc\u00e9dure administrative f\u00e9d\u00e9rale dispense \u00e0 certaines conditions les autorit\u00e9s d'entendre les parties lorsqu'il y a p\u00e9ril en la demeure (art. 30 al. 2 lit. e LPA). Enfin, le recourant avait la possibilit\u00e9 de critiquer par la suite devant le juge la fa\u00e7on dont la preuve avait \u00e9t\u00e9 administr\u00e9e, ainsi que son r\u00e9sultat. Ses droits \u00e9taient donc suffisamment sauvegard\u00e9s.\nDispositiv\nPar ces motifs, le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral:\nRejette le recours dans la mesure o\u00f9 il est recevable.", null, null, null, null, null, null, "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=atf%3A%2F%2F100-IA-106%3Ade&lang=de&zoom=&type=show_document", null, null, "[]", "2026-02-12T17:04:51.336058", null, null, null, null, "cadd59eb6c264b5cb741b04fc7ff2b470888528f44047eca52e6a8ed7d5544c2", 1, 7142, null, null, null, 0, null, null, null, "2026-07-15T01:38:05", "2026-08-26T01:37:46", 0, 0, null, null, null, null, null, null, null]], "columns": ["decision_id", "court", "canton", "chamber", "docket_number", "docket_number_2", "decision_date", "publication_date", "language", "title", "legal_area", "regeste", "abstract_de", "abstract_fr", "abstract_it", "full_text", "outcome", "decision_type", "judges", "clerks", "collection", "appeal_info", "source_url", "pdf_url", "bge_reference", "cited_decisions", "scraped_at", "external_id", "source", "source_id", "source_spider", "content_hash", "has_full_text", "text_length", "Sachgebiet", "Themen", "Liste_Neuheiten", "BGE_PublikationVorgesehen", "erledigung", "AnzahlRichter", "local_json_path", "imported_at", "last_seen_at", "from_delta", "from_judic_scraper", "judic_structured", "judic_scraped_at", "judic_raw_content", "raw_html_path", "Vorinstanz_Gericht", "Vorinstanz_Kammer", "Abteilung"], "primary_keys": ["decision_id"], "primary_key_values": ["bge_100 IA 106"], "units": {}, "query_ms": 0.4018116742372513}