{"database": "judic", "table": "decisions", "rows": [["bge_10_I_345", "bge", "CH", null, "10_I_345", null, "1884-01-01", null, "fr", "BGE 10 I 345", "\u00d6ffentliches Recht", null, null, null, null, "344 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 1II. Abschnitt. Kantonsverfassungen. \nconstitution, -\netre interpretee eomme dispensant les soeietes \nen commandite de l'imp\u00f6t auquel eet article astreint toutes \nles personnes, physiques ou juridiques, domieiliees dans le \ncanton. \n4\u00b0 11 resulte de la que le eapital en eommandite dans une \nsociete eommereiale neuchateloise doit, comme tout autre \neapital soeial, etre impose en mains de la societe eHe-meme, \net non dans la personne de ses commanditaires domieilies a \nl'etranger. (Voy. Rec. IlI, pag. 1, Hunziker.) \nPar ces motifs, \nLe Tribunal fMeral \nprononce: \nLes recours sont admis, dans le sens des eonsiderants qui \nprecectent. \nVierter Abschnitt. -\nQuatrieme section. \nStaatsvertr\u00e4ge der Schweiz mit dem Ausland. \nTraites de la Suisse avec l'etranger. \nAuslieferung. -\nExtradition. \nVertrag mit Frankreich. -\nTraite avec la France. \n07. Arret du 5 septembre 1884 dans la cause Rigaud. \nLe sieur Eugene Rigaud, dit Ringuet, de Cranves-Sales \n(Haute-Savoie), detenu a Geneve des le 17 Mai 1884, etait \nrecherche d'abord par la police judieiaire francaise comme \nineuIpe de coups et blessures volontaires ayant occasionne Ia \nmort du brigadier de gendarmerie Ambrois, et portes a celui-\nci alors qu'i1 voulait arreter le prevenu, surpris en flagrant \ndelit de contrebande. \nCe chef d'accusation fnt toutefois abandon ne et, par man-\ndat d'arret du 24 jGillet 1884, emane du juge d'instruction \nde BonneviIle, Ie predit Rigaud n'est plus recherche que \npour le delit d'homicide par imprudence, prevu et reprime \npar rart. 319 du code peDal. \nBien que ce delit ne soit point mentionne au nombre de \nceux prevus a l'art. 1 du traite d'extradition du 9 Juillet 1869 \nentre 1a Suisse et la Franee, 1'ambassade de France en Suisse \nn'en reclame pas moins l'extradition de Rigaud. \nCette demande se fonde sur le fait que le Conseil federal \nayant fait requerir, en Mai dernier, du gouvernement fran-\n\\lais l' ex tradition d'un ressortissant suisse poursuivi dans le \ncanton de Vaud du chef d'homicide par imprudence, cette \n346 \nA. Staatsrechtliche Entscheidnngen. IV. Abschnitt. Staatsvertr\u00e4ge. \ndemande fut accordee par la France le {) Juin suivant, mais \nseulement apres que le Conseil fe~e:al, se fut. ~ngage l~ 1? \nMai precMent a accorder de son co te I extradltIon des mdl-\nvidus qui seraient poursuivis en France pour la meme infrac-\ntion definie a rart. 319 du code penal francais, du moment \nque 'les autres conditions exige~s par la couvention de 1869 \nse trouveraient d'ailleurs remphes. \nPar depeche du 24 Juin 1884, le ministere des affair~s \netrangeres de France a confirme a la Ie~ation ~ui.ss~ a P~rls \nque le gouvernement francais consent desormals a hvrer a la \nSuisse, d'une maniere generale, et a titre de reciprocite, les \nindividus poursuivis sur le territoire de la ConfMeration du \nchef d'homicide par imprudence. \nLe sieur Riuaud a dec1are s'opposer a son extradition a la \nFrance, attendu que l'homicide involontaire ou p~r. impru-\ndence De rentre pas dans un des cas prevus par le tratte franco-\nsuisse du 9 Juillet 1869. \nPar office du 19 aout 1884, le Conseil fMeral transmet au \nTribunal fMeralle dossier de la cause, en l'invitaDt a prendre \nune decisio~ sur ce cas, en conformite de rart. 58 de la loi \nsur l'organisation judiciaire. \n. \nDans la me me piece, le Conseil fMeral confirme que bIen \nque le delit d'homicide par impru?ence ne ~o~t p~s men,tionne \ndans le traite franco-suisse parml ceux qUl JustIfient I extra-\ndition, l'autorite executive fMerale, po ur obtenir l'extradi-\ntion des individus poursuivis en Suisse du meme chef, a \npromis au gouvernement francais d'observer la reciprocite \ndans les cas de ce genre et que les deux gouvernements se \nsont engages a accorder l'extradition po:ur homicide par \nimprudence, a condition que les prescnptIOns de forme du \ntraite soient remplies. \nStatuant Stlr ces faits et considerant en droit : \n1\u00b0 Aux termes des art. H3 chiffre 3 de la constitution \nfecterale, ei ~8 de la loi sur l'organisation judiciaire fMerale \ndu 27 Juin 1874, le Tribunal fMeral n'est competent pour \nstatuer que \u00ab sur les demandes d'extradition qui sont t'or-\n}) mulees en vertu des traites d'extradition existants, pour \nAuslieferung. No 57. \n347 \n\u00bb autant que l'application du traite en question est con-\n\u00bb testee. \u00bb \n2\u00b0 La demande d'extradition du sieur Rigaud, dit Ringuet, \nest, ainsi que le gouvernement francais le reconnait lui-meme \nexpressement, fondee non sur un des crimes DU delits prevus \na l'art. 1 du traite du 9 Juillet 1869 entre la Suisse et la \nFrance pour la poursuite et la punition desquels seuls l'ex-\ntradition peut avoir lieu selon la disposition de l'art. 8 du \nmeme tra\u00fce, -\nmais exclusivement sur une declaration du \nConseil federal, datee de mai 1884 et portant que la Suisse \nest prete a extrader , sous reserve de reciprocite, les in-\ndividus poursuivis en France pour homicide par impru-\ndence. \nUne teIle declaration ne saurait etre consideree comme \nconstituant une partie integrante de la convention internatio-\nnale susvisee. L'art. 8o, chiffre 0, de la constitution federale \nreserve, en effet, a la competence des deux conseils, soit de \nl' Assemblee fMerale, la conclusion des traites avec les Etats \netrangers, et il en resulte, -\nainsi que le Conseil federall'a \nreconnu a diverses reprises, -\nque des adjonctions ne sau-\nraient etre apportees aces traites sans la ratification des \nChambres fMerales. (Voy. message du Conseil fMeral du \n2 Juillet i873. -\nF. F. 1873 vol. II page t033. Rapport de \ngestion du Conseil federal pour 1877. -\nF. F. 1877 vol. Il \npage 70, chiffres 6 et 7. Arrete federal du 5 Juillet 1876, \nRec. officiel II page 327.) \n3\u00b0 Il suit de la que, dans J'espece, la demande d'extradi-\ntion de l'ambassade de France n'etant point formulee en vertu \ndu traite franco-suisse, le Tribunal fMeral est incompetent \npour en connaitre. \nLa question de savoir si le Conseil fMeral est autorise, vis-\na-vis d'Etats avec lesquels il existe des traites ratifies par \nI'Assemblee fMerale, a accorder de son propre chef, par des \ndeclarations de reciprocite, el sans l'adhesion des conseils \nIegislatifs, l'extradition d'individus poursuivis pour un crime \nou un delit non prevu dans l'enonciation faite par le traite \nlui-meme, doit etre tranchee exclusivement par I'Assemblee \n348 \nA. Staatsrechtliche Entscheidungen. IV. Abschnitt. Staatsvertr\u00e4ge. \nfMerale, et echappe des lors a la competence du Tribunal de \nceans. \nPar ces motifs, \nLe Tribunal federal \nprononce: \nII n' est pas entre en mat\u00fc'lre, pour cause d'incompetence, \nsur Ia demande d'extradition du sieur Rigaud dit Ringuet, \nformulee par l'ambassade de France en Suisse. \nB. \nCIVILRECHTSPFLEGE \nADMINISTRATION DE LA JUSTICE CI\\1LE \n'11 \nI. Haftpflicht f\u00fcr den Fabrikbetrieb. \nResponsabilite pour l'exploitation des fabriques. \n58. Urt~eH \\)em 12. ~ejltember 1884 in ~ild)en \n~d)mibiger gegen 5Benmoe~. \nA. :l)urd) Uti~eil \\)J.1m 5. 3unt 1884 \n~at bag Dbergerid)t \nbeg stantong \u00dfu\u00f6ern erfannt: \n1. :l)ie >Senagten feien ge~arten, bem Strager eine @ntfd)a~ \nbigung bJ.1n 5000 ~r. nebft .stn\u00df feit 10. Dftober 1881 AU \nbe8a~ren; mit ber IDle~rforberung f ei strager abgemiefen. \n2. 3n erfter .snftan~ ~aben 'oie >Seffagten 'oie flimmtHd)en \n~rO\u00f6eBfJ.1llen 3u be\u00f6il~len, fJ.1itleit bar\u00fcber nid)t fd)J.1n befiniti\\) \nanberg entfd)ieben itlurbe unb mit ber >Sefd)ranfung, bau 'oie \nbeibfeitigen jlerf\u00f6nlid)en ~adeifoften itlettgefd)lagen feien. \n3n bitleiter 3nllan\u00f6 ~aben 'oie >Seflagten bie .3ubi3ialien 3u \nbe3a~len, bie itleiteru steften feien mettgefd)lagen. \n>senagte ~aben fJ.1nad) an strager eine StJ.1j'tenberg\u00fctung 3U \nreiften bJ.1n 614 ~r. 10 ~t\u00df. \n3. unb 4. u. f. m. \nB. @egen biefe\u00df Utt~eif ergriff ber Strager bie ~eiter3ie~ung \nan ba\u00df ~unile~gerid)t. ~ei ber l}eutigen mer~anblung beantragt \nfein m:nllialt: :l)ag >Sunile\u00dfgetid)t moffe, rid)tedid)e~ @rmeffen \nborbe~arten, 'oie \\)on ben >SeUagten an ben stlager aU leiftenbe \n@ntfd)\u00fcbigung auf 15,000 ~r. fammt 5Ber6ug\u00dfAin\u00df 3u 5 % feit \n10. DftJ.1ber 1881 feftfeijen unil ben >senagten rammtnd)e \nstJ.1llen auferlegen. :l)agegen beantragt ber 5Bertreter bet >Se\"", null, null, null, null, null, null, "https://www.fallrecht.ch/c1010345.pdf", null, null, "[]", "2026-03-03T14:06:44.357608+00:00", null, null, null, null, "8b2695436ab2dd27f7750d2f6eaa65781d440f9c25af8d4b37d206de9188f25f", 1, 8143, null, null, null, 0, null, null, null, "2026-05-06T07:35:28", "2026-05-07T08:06:29", 0, 0, null, null]], "columns": ["decision_id", "court", "canton", "chamber", "docket_number", "docket_number_2", "decision_date", "publication_date", "language", "title", "legal_area", "regeste", "abstract_de", "abstract_fr", "abstract_it", "full_text", "outcome", "decision_type", "judges", "clerks", "collection", "appeal_info", "source_url", "pdf_url", "bge_reference", "cited_decisions", "scraped_at", "external_id", "source", "source_id", "source_spider", "content_hash", "has_full_text", "text_length", "Sachgebiet", "Themen", "Liste_Neuheiten", "BGE_PublikationVorgesehen", "erledigung", "AnzahlRichter", "local_json_path", "imported_at", "last_seen_at", "from_delta", "from_judic_scraper", "judic_structured", "judic_scraped_at"], "primary_keys": ["decision_id"], "primary_key_values": ["bge_10_I_345"], "units": {}, "query_ms": 0.8215797133743763}