{"database": "judic", "table": "decisions", "rows": [["bge_10_I_99", "bge", "CH", "I", "10_I_99", null, "1884-01-01", "1884-01-01", "fr", "BGE 10 I 99", "\u00d6ffentliches Recht", null, null, null, null, "98\nB. Civilrechtspflege.\nlffienn fobann 30fef ~u\\tl~ler im lffieitern au~ragt, ba\u00dc 'oie ijmu\nm:c'fermann'\u00dfeQnber im 3aQre 1879 in IDlt. ~iijfo, 91e\",~motf,\neinen ~naben geboren 9abe, ber bott unter bem mamen 30fef\n~u\\tl~ler getauft \\tlorben fei, f \u00b0 \\tliro biere ?Uu1:lfage Durc9 'oie\nbetreffenben \u00dfeugniffe be\u00df\n~farramte~ ber Gt. ijran~t6fircge\nunterft\u00fc~t; bieie \u00dfeugniffe fBnnen\narrerbing~, ba nicf)t bor\u00b7\nliegt, bau 'eie 2ru\u00dffteller ar\u00df Bffentncf)e meamten alt betracl}tett\nfeien, nicf)t al~ Bffentlicf)e Utfunben, fonbern nur al\u00df ~ribat:::\nutfunben gelten j allein nad} ?Ud. 119 ber eibgenBffifd)en (:$;ibi1\u00b7\n-\\)roaeuorbnung entbeQren biefe Utfunben, als ~ribatudunben\nbritter ~erfonen, feine\u00df\\tleg\u00df jeber me\\tlei\u00dffraft, fonbern e\u00df ift\niQre @laub\\tl\u00fcrbigfett bom mid)ter nad) Den Umjt\u00e4nben aU \\tl\u00dct~\nbigen. Um f\u00fcr Den ~roAeu au\u00dfgejlellte fcf)riftlid)e \u00dfeugniffe \\,)on\n$dbat\\)erfouen n\u00e4mlid), \\tldd)e allerDingsl rofern ber ?Uusfteffer\nm\u00fcnblid} abge~\u00f6tt \\tlerben fann, nad} ?Ud. 109, ?Ubf. 2 ihidem\nnid)t ber\u00fcc'fftcf)tigt \\tlerben b\u00fcrfen,\n~anDelt eg ftd) 9ier ge\\tlifi\nnicf)t. ~urd) Diefe \u00dfeugniffe nun aber, beren @laub\\tl\u00fcrbigfett\n3U be\u00f6\",eifdn gar fein @runb \\)orIie9t, \",irD bie 2rusfage be~\n30fef ~u\\tl~ler \u00fcber 'oie @ebud eines .stnaben burc9 bie ijrau\nm:d'etmann geb. \u00dfe9nDer unterjl\u00fc~t. ~enn bau in Dem rtaglicl}ett\n\u00dfeugniffe 'oie IDlutter bes ~naben af1:l \"IDlada Gent~erll unb\nnid)t alg ijmu ?Ud'ermann be\u00f6etcf)net \",hb, erf cgeint arg uner\u00b7\n~ebnc9, ba \" Gentgetll offenbar eine leid}t ern\u00e4rlicge IDlififc9tei:::\nbung f\u00fcr \"\u00dfe9nberll ijl unb nun 'oie ijrau ?Ud'ermann, \\tlte aud}\nfc90n ber ?l(uswanbetung1:l\\)edmg beigt, le\u00a7tern 91amen al1:l i~ten\nIDl\u00e4bc9ennamen \\tliebet angenommen 9atte. ~afi enbHd) ber bei\n30fef ~u\\tl~ler im 3a9re 1880 aufgefun'Dene ~nabe mit bem\n:oon ber ijrau ?Uc'fermann geb. \u00dfeQnber gebotenen i'Dentifc9 fei,\n\\tlhb afferbing~ nur \\)on 30fef ~u\\tl~'(er felbft be\u00f6eugt; allein\nbiefer m:ugfage barf bocl}, nac9 bem gan~en \u00dfufammenf}ang bet\nmer~\u00e41tniffe, unbebenfticb @fauben gefd)enft \",erben; anbetnfaf{~\nm\u00fcfite ja ~u\\tl~ler eine mertaufd)ung beg ~inbe~ l/orgenontmen\n9aben, \\tlof\u00fcr gar fein\n?Un~artspunft \\lorliegt. 3jl aber fonaet}\n'oie ?Ubjlammung beg fraglicl}en ~naben \\,)on ber ijrau ?Ud'er\u00b7\nmann geb. \u00dfef}nber \\)on IDlen\u00f6nau nac9{jewiefen, fo mun, wie\nbemedt, bem str\u00e4ger fein gegen\u00fcber bem ~anton .{?;uAern gejlef{-\nte~ mec9t~begeQren lsugefvroc9ett werben.\nII. Civilstand und Ehe. No 16.\n~emnad} f}at ba~ munbe~geric9t\nerfannt:\n99\n~em fc9weiAerlfd)en munbe~rat~e \\tlirb .bag erfte med)t~bege9<\nren feiner magefcf)rift llugef\\)rocgen unb eg wirb bemnac9 ber\n.stanton .{?;ulsern\n\\,)er~~id)tetf bem ~naben 30fef ~uw~rer recte\n?l(c'fermann, geboren 1879, .bag .stanton~= unb ein @emeinbe~\nb\u00fcrgerred)t 1sU \\,)etfc9affen.\nII. Civilstand und Ehe. -\nEtat eivil et mariage.\n16. Arret du 25 Janvier 1884 dans la cause\nepoux Affeltranger.\nFerdinand Affeltranger, de Pf\u00e4ffikon (Zurich), ne le 27\nFevrier 1851, a epouse a Morges, le 7 JuiIlet 1881, Maria\n\u00dfarbara R\u00fctter, d'Inwyl (Lucerne), nee le 30 Decembre 1839,\nactuellement domiciliee a Davos-Platz (Grisons.)\nPar exploit du 27 Fevrier 1882, le mari Affeltranger a in-\ntente a sa femme une action tendant a faire prononcer avec\ndepeIis que les liens du mariage qui l'unissent a la dMende-\nresse sont rompus par le divorce pour les causes prevues\naux articles 46 \u00a7 b et 47 de la loi federale du 24 Decembre\n1874. A I'appui de cette conclusion, le demandeur a aIle-\ngue :\na) Que sa lemme s'enivre journellement et se met quelque-\nfois dans des etats qui font honte a son mari;\nb) Que ee vice est tellement invelere chez elle, qu'elle est\nincapable de faire son menage;\nc) Qu'elle a quitte le domicile conjugaI.\nLa dame AffeItranger a conelu de son cote, )e 9 JuiJIet\n1882, a 1iberation des fins de la demande, et, reconvention-\nnelJement, a ce que le divorce lui soit aceorde pour causes\nd'injures graves et de sevices.\nElle conteste, dans la dite reponse, les faits alIegues en\n\n100\nB. Civilrechtspfiege.\ndemande, et reconnait seulement que, poussee au desespoir\npar les procedes inqualifiables de son mari, elle a Me vue\nune fois en etat d'ivresse depuis le commencement du\nproces.\nLa dMenderesse articule, entre autres, dans Ja meme ecri-\nture, les allegues ci-apres :\nDes la premiere quinzaine apres la ceIebration du mariage,\nAffeltranger, en etat d'ivresse a maltraite sa femme par voies\nde fait.\nEn Janvier ou Fevrier 1882, le demandeur fit un voyage\na Winterthour, Oll il renoua connaissance avec une jeuue\nperson ne qu'il avait connue precedemment a Morges ; il en-\ntretint une correspondance avec cette jeune fille et lui fit\ndes propositions de mariage en cachant sa qualite d'homme\nmarie. Celle-ci ayant rompu avec AffeItranger par lettre du\n26 Mars suivant, le demandeur noua des relations avec une\njeune fille aMenton, a laquelle il envoya un jupon blanc\nbrode, appartenant a sa femme et portant son nom.\nLes mauvais traitements d' AffeItranger a l' egard de sa\nfemme continuerent jusqu'au moment Oll, sous des pretextes\nmensongers, il l'expedia a Lyon pour l'attendre. Dans !'in-\ntervalle, il intenta contre elle la presente action en divorce.\nRentree le 10 Mars -t8~2 a Morges, la dMenderesse fut mal\nrei!ue par son mari, qui Ja frappa et la traina hors de la\nporte; celui-ci l'avait d'ailleurs banue et gravement insultee\na diverses reprises.\nLa remme Affeltranger se vit alors abandonnee par le de-\nmandeur, apres qu'il reut depouillee de tout ce qu'elle pos-\nsedait.\nPar jugement du 15 Juin 1883, le Tribunal du district de\nMorges a CODstate et considere :\nQue la dMenderesse s'enivre journellement et se met dans\ndes etats qui font honte a son mari, sans toutefois que ce\nvice la rende incapable de faire son menage;\nQu' elle a quitte le domicile conjugal;\nQue, des le commencement du mariage, Affeltranger a\nadresse a sa femme des epithetes grossieres , teIles qu@\n11. Civilstand und Ehe. N\u00b0 16.\n101\n\u00ab Mte, putain\u00bb etc., et qu'il a, en outre, noue depuis le\nmariage avec des femmes des relations qui constituent des\ninjures, dans les circonstances alleguees en procedure;\nQue la vie commune est desormais impossible et le lien\nconjugal profondement atteint;\nQue la dMenderesse a Me condamnee a 5 jours de prison\npour vol;\nQue les deux epoux se sont reciproquement livres a. des\ninjures graves run envers l'autre et qu'il y a lieu a applica-\ntion des art. 46 b et 47 de la Joi federale du 24 Decembre\n1874.\nFonde sur ces (aits. le Tribunal de Morges a accorde au\ndemandeur ses conclusions, et a la dMenderesse sa conclu-\nsi on reconventionnelle, prononce le divorce entre les predits\nepoux, et statue que chaque partie supportera ses propres\nfrais.\nIl appert, en outre, des pieces de la cause qu'avant le\nmariage, Affeltranger avait aussi ete condamne a 18 mois\nde prison pour fausse monnaie.\nAucun recours n'a ete depose par l'une des parties contre\nle jugement du Tribunal de Morges dans le delai de dix\njours fixe par la: procedure cautonale.\nLe :1 er Octobre 1883, Affeltranger se presenta au bureau\nde l'officier de I'etat civil de Morges, dans le but de contrac-\nter un nouveau mariage. Ce fonctionnaire re(usa toutefois de\nproceder a sa publication, vu l'art. 48 de la loi fMerale pre-\nc\u00fcee, statuant que dans le cas de divorce pour cause deter-\nminee, l'epoux contre lequel le divorce a ete prononce ne\npeut contracter un nouveau mariage avant le deJai d'une\nannee apres le divorce prononce.\nL'officier d'etat ci viI susnomme s'adressa au Departement\nde Justice et Police, et il fut constate que Je jugement du\nTribunal de Morges n'avait point encore ete communique au\nprocureur general pour examen, ni au Tribunal cantonal\npo ur enregistrement, conformement aux prescriptions de la\nprocecture.\nLe dossier ayant 1318 transmis au procureur generalle\n\n102\nB. Civilrechtspflege.\n12 Octobre t883, ce magistrat a, par acte du 23 dit, recourn\ncontre le dit jugement au Tribunal eantonal, coneluant, -\nconformement a la faculte accordee au Ministere public par\n1'art. 458 du code de procedure civile - a ce qu'il soit rMorme\nen ce sens que les articles 45 et 48 doivent etre substitues\naux art. 46 lit. b et 47 de la loi federale de 1874 et 11. ce que\ndans tous les cas, si l' on maintient l' art. 46, il' soit fait ap~\nplication de I'art. 48 susvise, interdisant a l'epoux contre\nlequel le divorce a ele prononce, de contracter un nouveau\nmariage avant le delai d'une annee.\nA l'audience du Tribunal cantonal du 1.4 Novembre 1883,\nAffeItranger a conelu egalement a la rMorme du jugement de\npremiere instance, mais en ce sens que le divorce soit mo-\ntive sur l'art. 45 seul, l'art. 48 n'etant alors point applica-\nbIe; a la meme audience, le conseil de la demanderesse a\nc?nc~n au rejet du recours et au maintien du jugement de\ndlStrIcL\nStatuant le dit jour, et accueillant partiellement le recours\nd~ Ministere public, le Tribunal cantonal a admis que le\ndlvorce prononce entre les epoux Affeltranger devait etre\nbase sur l'art. 46 \u00a7 b precite, et dit qu'en application de\nrart. 48 ibidem aucun des deux epoux ne pourra contracter\nnn nouveau mariage avant le delai d'une annee apres le\ndivorce prononce, chaque partie gardant ses frais.\nA l'appui de ce dispositif, le Tribunal considere : les deux\neponx s'etant reciproquement livres ades injures graves\nrun envers l'autre, il y a lieu de leur faire application 11.\ntous les deux de l'art. 46 litt. b, invoque dans leurs conclu-\nsions respectives.\nL'art. 47 n'est applicable que lorsqu'il n'existe ancune des\ncauses determinees de divoree.\nEn presence du motif d'injures graves constatees 11. la\ncharge des epoux, il n'y a pas li eu de prononcer le divorce\npour la cause generale prevue a I'art. 45.\nL'application faite aux parties de l'art. 46 \u00a7 b doit entrai-\nner necessairement a leur egard la prohibition renfermee a\nl' art. 48 laquelle n' est d' ailleurs applicable que dans le cas\n11. Civilstand und Ehe. N\u00b0 16.\n103\nde divorce pour cause determinee, et non lorsque le divorce\na ete prononce en vertu des art. 45 ou 47.\nC' est contre cet arret que les deux epoux Affeltranger ont\nrecouru au Tribunal f\u00dfdaral; ils estiment que le Tribunal\ncantonal a applique a tort les art. 46 litt. b et 48 de la loi\nfederale du 24 Decembre 1874, et viole I'art. 45; ils eon-\nduent a ce que le dit arret soit rMorme en ce sens que le\ndivorce est prononce en vertu de rart. 45 seuI, rart. 48\netant declare inapplicable.\nStatuant sur ces faits el considerant en droit :\n10 Comme devant le Tribunal cantonal, la question du di-\nvorce lui-meme n'est point controversee devant le Tribunal de\nceans, attendu qu'aucune des parties n'a recouru a cet egard\ncontre la sentence de premiere instance, et que le recours du .\n~Iinistere public au Tribunal cantonal avait uniquement en vue\nde faire statuer que, conformement a rart. 48 de la loi fede-\nrale sur l' etat civil et le mariage, il devait etre interdit aux\nepoux Affeltranger de contracter un nouveau mariage pen-\ndant le terme d'une annee.\nLe Tribunal cantonal, en prononcant cette interdietion\ndans son arret, n'a pas modifie en realite le jugement da\ndistrict, mais l'a simplement rectifie et compIete an point de\nvue de la forme. En effet, le jugement de premiere instanca\nayant admis que les deux epol1x s'etaient rendus coupables\nd'injures graves run envers l'autre et ayant prononce en\nconsequence le divorce en se fondant expressement sur l'art.\n46 litt. b, l'interdiction prevue a l'art. 48 ibidem entrait en\nvigueur de plein droit et sans qu'aucune mention speciale\nfUt necessaire dans le dispositif, ainsi que l'officier d'etat ci-\nvii de Morges l'avait estime avec raison. 11 en resulte que,\nla dame Affeltranger ayant conclu devant le Tribunal canto-\nnal a la confirmation du jugement de premiere instance, les\nconclusions differentes qu'elle prend aujourd'hui devant le\nTribunal federal sont irrecevables.\n20 En revanche, le Tribunal doit examiner s'il y a lien\nd'admettre les conclusions formulees par le mari Affeltranger\ntant a l'audience de ce jour que devant le Tribunal cantonal,\n\n104\nB. Civilrechtspflege.\n-\ntendant a ce que le divorce soi! prononce en application\nde l'art. 45 de la loi susvisee, et a ce que, en conse-\nquence, l'interdiction de contracter un nouveau mariage soit\nlevee.\nLe recourant pretend que des ]'instant ou le divorce POUf\ncause determinee etait accol'de a chacun des epoux contra\nson conjoint, c'etait rart. 41) qui eftt du elre applique, dispo-\nsition statuant que \u00ab lorsque les deux epoux sont deman-\n}) deurs au divorce, le Tribunalle prononce, s'il resulte des\n\u00bb circonstances de Ja cause que Ja continuation da la vie\n\u00bb commune est incompatible avec Ja nature meme du ma-\n\u00bb riage.})\nIl en resuIte, selon le recourant, que les epoux ne de-\nvaient pas tomber sous le coup de l'interdiction contenue a.\nl'art. 48 precite.\nCette pretention est de tout point insoutenable. L'art. 43\nne peut trouver son application lorsque, bien que les deux\nparties concluent au divorce, l'une d'entre elles, ou toutes\ndeux le demandent par un des motifs enumeres a rart. 46\nde Ia meme loi, et que l'existence d'une de ces causes de-\nterminees est demontree. En effet, si l'on pouvait appliquer\nrarl. 45 en pareil cas, il serait toujours possible a la partie\ncoupable d'Muder l'application de rart. 46 et l'interdiction\nformulee a l'art. 48, en adherant simplement aux conclusions\nen divorce prises par la partie innocente.\nOr il est de toute evidence que le fait que chacun des\nepoux s'est rendu coupable a l'egard de l'autre d'un des\nactes enumeres au dit art. 46, ne saurait avoir pour conse-\nquence d'enlever aces agissements leur caractere da cause\ndeterminee, ni empecher l'application des consequences que\nla loi attache a une semblable cause, a. savoir I'interdiction de\ncontracter un nouveau mariage avant le delai d'une annee\napres le divorce pro non ce.\nUne compensation en pareille matiere est inadmissible, car\nIa reciprocite de I'offense ne peut lui enlever son caractere\nreprehensible, at les torts des deux epoux ne sauraient dis-\nparaHre par le seul fait que l'un et l'autre en ont une egale\nH. Civilstand und Ehe. N\u00b0 17.\n105\npart a leur charge. Au Iieu d'une cause de divorce, il y a\nau conlraire alors double cause, et le divorce doit etre a plus\nrorte raison prononce contre les deux coupables, puisque la\ndissolution du mariage eftt deja ele la consequence mices-\nsaire de ]a faute, soit de I'injure grave Mablie a Ia charge\nd'un seul des conjoints.\nC'est des lors avec raison que dans les circonstances de la\ncause, le Tribunal cantonal vaudois a confirme le divorce\nprononce en vertu de I'art. 46 b de la loi federale, contre\nles deux epoux, sentence entrainant pour run comme POUf\nl'autre 1'interdiction de contracter mariage dans les Iimites\nfixees a. l'art. 48 de la meme loi.\nPar ces motifs,\nLe Tribunal fecteral\nprononce:\nfO Les recours sont ecartes, et l'arret rendu par le Tri-\nbunal cantonal du canton de Vaud Je f4 Novembre f883 est\nconfirme.\n20 En application de l'art. 48 de la loi du 24 Decembre\n1874, aucun des deux epoux ne pourra contracter un oou-\nveau mariage avant le delai d'une annee, a partir du 15 Juin\nf88a, date du jugement de premiere instance qui a pro-\nnonce definitivemenl le divorce.\n17.\nUtt~eil \u00bbom 26. 3anuat 1884\nin Gad)en @~eleute Gjlec'fer.\nA. ~urd) Utt~eU l)om 19. D'ftober 1883 ~at ba~ D6et'ge~\ntid)t be\u00df Jtanton\u00df .\u00dfu\u00f6ern erfannt:\n1. @\u00df fei \u00bborfiegenbe Gd)eibung\u00dfflage abge~iefen.\n2. ~ie @erid)t~rorten in beiben 3nftan\u00f6ett ~abe Jtlliger aU\nbeAa~ren; aUe ~eitern Jtoften feien gegenfeitig\n~ett gefd)!agen.\nB. @egen bieie~ Ud~eif erfHitte ber StIliger 'oie ~eHet\u00f6ie\u00b7\n~ung cm ba~ }Bunbe~getid)t. }Bei ber ~eutigen mer~anbrung be-\nantragt betfeIbe:", null, null, null, null, null, null, "https://www.fallrecht.ch/c1010099.pdf", null, null, "[]", "2026-03-03T14:05:42.867998+00:00", null, null, null, null, "ebfe95ab3a5218dba8423a2ed8697afd90dab86c5a51851d3d194dc32bfb3835", 1, 15624, null, null, null, 0, null, null, null, "2026-05-06T07:35:28", "2026-07-06T01:35:26", 0, 0, "{\"meta\": {\"reference\": \"10_I_99\", \"abteilung\": null, \"date\": \"1884-01-01\", \"gegenstand\": \"\u00d6ffentliches Recht\", \"sprache\": \"FR\", \"is_bge\": true, \"is_bstger\": false, \"anzahl_richter\": null}, \"sachverhalt\": {\"raw\": \"\", \"abschnitte\": []}, \"erwaegungen\": {\"raw\": \"10.  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En effet, le jugement de premiere instanca\\nayant admis que les deux epol1x s'etaient rendus coupables\\nd'injures graves run envers l'autre et ayant prononce en\\nconsequence le divorce en se fondant expressement sur l'art.\\n\\n46.  litt. b, l'interdiction prevue a l'art. 48 ibidem entrait en\\nvigueur de plein droit et sans qu'aucune mention speciale\\nfUt necessaire dans le dispositif, ainsi que l'officier d'etat ci-\\nvii de Morges l'avait estime avec raison. 11 en resulte que,\\nla dame Affeltranger ayant conclu devant le Tribunal canto-\\nnal a la confirmation du jugement de premiere instance, les\\nconclusions differentes qu'elle prend aujourd'hui devant le\\nTribunal federal sont irrecevables.\\n20 En revanche, le Tribunal doit examiner s'il y a lien\\nd'admettre les conclusions formulees par le mari Affeltranger\\ntant a l'audience de ce jour que devant le Tribunal cantonal,\\n\\n104.  B. 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Civilstand und Ehe. N\u00b0 17.\\n\\n105.  part a leur charge. Au Iieu d'une cause de divorce, il y a\\nau conlraire alors double cause, et le divorce doit etre a plus\\nrorte raison prononce contre les deux coupables, puisque la\\ndissolution du mariage eftt deja ele la consequence mices-\\nsaire de ]a faute, soit de I'injure grave Mablie a Ia charge\\nd'un seul des conjoints.\\nC'est des lors avec raison que dans les circonstances de la\\ncause, le Tribunal cantonal vaudois a confirme le divorce\\nprononce en vertu de I'art. 46 b de la loi federale, contre\\nles deux epoux, sentence entrainant pour run comme POUf\\nl'autre 1'interdiction de contracter mariage dans les Iimites\\nfixees a. l'art. 48 de la meme loi.\\nPar ces motifs,\\nLe Tribunal fecteral\\nprononce:\\nfO Les recours sont ecartes, et l'arret rendu par le Tri-\\nbunal cantonal du canton de Vaud Je f4 Novembre f883 est\\nconfirme.\\n20 En application de l'art. 48 de la loi du 24 Decembre\\n1874, aucun des deux epoux ne pourra contracter un oou-\\nveau mariage avant le delai d'une annee, a partir du 15 Juin\\nf88a, date du jugement de premiere instance qui a pro-\\nnonce definitivemenl le divorce.\\n17.\\nUtt~eil \u00bbom 26. 3anuat 1884\\nin Gad)en @~eleute Gjlec'fer.\\nA. ~urd) Utt~eU l)om 19. 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En effet, le jugement de premiere instanca\\nayant admis que les deux epol1x s'etaient rendus coupables\\nd'injures graves run envers l'autre et ayant prononce en\\nconsequence le divorce en se fondant expressement sur l'art.\"}, {\"id\": \"46\", \"text\": \"litt. b, l'interdiction prevue a l'art. 48 ibidem entrait en\\nvigueur de plein droit et sans qu'aucune mention speciale\\nfUt necessaire dans le dispositif, ainsi que l'officier d'etat ci-\\nvii de Morges l'avait estime avec raison. 11 en resulte que,\\nla dame Affeltranger ayant conclu devant le Tribunal canto-\\nnal a la confirmation du jugement de premiere instance, les\\nconclusions differentes qu'elle prend aujourd'hui devant le\\nTribunal federal sont irrecevables.\\n20 En revanche, le Tribunal doit examiner s'il y a lien\\nd'admettre les conclusions formulees par le mari Affeltranger\\ntant a l'audience de ce jour que devant le Tribunal cantonal,\"}, {\"id\": \"104\", \"text\": \"B. Civilrechtspflege.\\n-\\ntendant a ce que le divorce soi! prononce en application\\nde l'art. 45 de la loi susvisee, et a ce que, en conse-\\nquence, l'interdiction de contracter un nouveau mariage soit\\nlevee.\\nLe recourant pretend que des ]'instant ou le divorce POUf\\ncause determinee etait accol'de a chacun des epoux contra\\nson conjoint, c'etait rart. 41) qui eftt du elre applique, dispo-\\nsition statuant que \u00ab lorsque les deux epoux sont deman-\\n}) deurs au divorce, le Tribunalle prononce, s'il resulte des\\n\u00bb circonstances de Ja cause que Ja continuation da la vie\\n\u00bb commune est incompatible avec Ja nature meme du ma-\\n\u00bb riage.})\\nIl en resuIte, selon le recourant, que les epoux ne de-\\nvaient pas tomber sous le coup de l'interdiction contenue a.\\nl'art. 48 precite.\\nCette pretention est de tout point insoutenable. L'art. 43\\nne peut trouver son application lorsque, bien que les deux\\nparties concluent au divorce, l'une d'entre elles, ou toutes\\ndeux le demandent par un des motifs enumeres a rart. 46\\nde Ia meme loi, et que l'existence d'une de ces causes de-\\nterminees est demontree. En effet, si l'on pouvait appliquer\\nrarl. 45 en pareil cas, il serait toujours possible a la partie\\ncoupable d'Muder l'application de rart. 46 et l'interdiction\\nformulee a l'art. 48, en adherant simplement aux conclusions\\nen divorce prises par la partie innocente.\\nOr il est de toute evidence que le fait que chacun des\\nepoux s'est rendu coupable a l'egard de l'autre d'un des\\nactes enumeres au dit art. 46, ne saurait avoir pour conse-\\nquence d'enlever aces agissements leur caractere da cause\\ndeterminee, ni empecher l'application des consequences que\\nla loi attache a une semblable cause, a. savoir I'interdiction de\\ncontracter un nouveau mariage avant le delai d'une annee\\napres le divorce pro non ce.\\nUne compensation en pareille matiere est inadmissible, car\\nIa reciprocite de I'offense ne peut lui enlever son caractere\\nreprehensible, at les torts des deux epoux ne sauraient dis-\\nparaHre par le seul fait que l'un et l'autre en ont une egale\\nH. Civilstand und Ehe. N\u00b0 17.\"}, {\"id\": \"105\", \"text\": \"part a leur charge. Au Iieu d'une cause de divorce, il y a\\nau conlraire alors double cause, et le divorce doit etre a plus\\nrorte raison prononce contre les deux coupables, puisque la\\ndissolution du mariage eftt deja ele la consequence mices-\\nsaire de ]a faute, soit de I'injure grave Mablie a Ia charge\\nd'un seul des conjoints.\\nC'est des lors avec raison que dans les circonstances de la\\ncause, le Tribunal cantonal vaudois a confirme le divorce\\nprononce en vertu de I'art. 46 b de la loi federale, contre\\nles deux epoux, sentence entrainant pour run comme POUf\\nl'autre 1'interdiction de contracter mariage dans les Iimites\\nfixees a. l'art. 48 de la meme loi.\\nPar ces motifs,\\nLe Tribunal fecteral\\nprononce:\\nfO Les recours sont ecartes, et l'arret rendu par le Tri-\\nbunal cantonal du canton de Vaud Je f4 Novembre f883 est\\nconfirme.\\n20 En application de l'art. 48 de la loi du 24 Decembre\\n1874, aucun des deux epoux ne pourra contracter un oou-\\nveau mariage avant le delai d'une annee, a partir du 15 Juin\\nf88a, date du jugement de premiere instance qui a pro-\\nnonce definitivemenl le divorce.\\n17.\\nUtt~eil \u00bbom 26. 3anuat 1884\\nin Gad)en @~eleute Gjlec'fer.\\nA. ~urd) Utt~eU l)om 19. D'ftober 1883 ~at ba~ D6et'ge~\\ntid)t be\u00df Jtanton\u00df .\u00dfu\u00f6ern erfannt:\\n1. @\u00df fei \u00bborfiegenbe Gd)eibung\u00dfflage abge~iefen.\\n2. ~ie @erid)t~rorten in beiben 3nftan\u00f6ett ~abe Jtlliger aU\\nbeAa~ren; aUe ~eitern Jtoften feien gegenfeitig\\n~ett gefd)!agen.\\nB. @egen bieie~ Ud~eif erfHitte ber StIliger 'oie ~eHet\u00f6ie\u00b7\\n~ung cm ba~ }Bunbe~getid)t. }Bei ber ~eutigen mer~anbrung be-\\nantragt betfeIbe:\"}]}, \"dispositiv\": {\"raw\": \"\", \"punkte\": []}, \"referenzen\": {\"bge_zitiert\": [], \"bger_zitiert\": [], \"bstger_zitiert\": [], \"gesetze\": [{\"text\": \"art. 45 ou\", \"law\": \"ou\", \"rs\": \"916.371\", \"art\": \"45\", \"url\": \"https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2003/735/de#art_45\"}]}}", "2026-05-08T09:27:56", null, null, null, null]], "columns": ["decision_id", "court", "canton", "chamber", "docket_number", "docket_number_2", "decision_date", "publication_date", "language", "title", "legal_area", "regeste", "abstract_de", "abstract_fr", "abstract_it", "full_text", "outcome", "decision_type", "judges", "clerks", "collection", "appeal_info", "source_url", "pdf_url", "bge_reference", "cited_decisions", "scraped_at", "external_id", "source", "source_id", "source_spider", "content_hash", "has_full_text", "text_length", "Sachgebiet", "Themen", "Liste_Neuheiten", "BGE_PublikationVorgesehen", "erledigung", "AnzahlRichter", "local_json_path", "imported_at", "last_seen_at", "from_delta", "from_judic_scraper", "judic_structured", "judic_scraped_at", "judic_raw_content", "raw_html_path", "Vorinstanz_Gericht", "Vorinstanz_Kammer"], "primary_keys": ["decision_id"], "primary_key_values": ["bge_10_I_99"], "units": {}, "query_ms": 0.5783020023955032}